Les croyances et la réalité

Les croyances, c’est quoi exactement?

Les croyances sont des idées préconçues, des jugements, un ensemble de principes, sur nous-mêmes ou sur les autres. Et, ceci se développe sans justification rationnelle valable pour tous.

80% de nos croyances sont souvent acquises dès l’enfance à travers notre environnement (parents, famille, amis…). En outre, la manière dont nous sélectionnons les informations suite à nos expériences vécues dans le passé, aide à renforcer ces croyances ou à en créer des nouvelles.

On appelle système de croyances, un ensemble de croyances. Un système de croyances peut soutenir une valeur en particulier ou un dogme (une vérité fondamentale) dont on est convaincu de son exactitude.

En effet, nous avons construit notre vie selon ce système de croyances avec nos pensées, nos ressentis, nos expériences, nos réussites et nos échecs. Ces derniers ont tous généré des convictions à propos de nous-même, des autres et de tout ce qui nous entoure.

En conséquence, ce système de croyances forme la base de notre réalité. Il influence nos comportements : nos actions et nos réactions aux évènements de notre vie.

C’est quoi la différence entre la croyance et la perception?

Notre réalité est à l’image de nos croyances et perceptions. La différence entre ces deux dernières est : la croyance est une conviction forte, alors que la perception est seulement la capacité de comprendre ou de remarquer quelque chose.

On peut prendre l’exemple de deux personnes, qui attendent une troisième personne dans un café, depuis quinze minutes. Le premier se sent de plus en plus en colère « ça fait un quart d’heure qu’on attend quand même. Il arrive toujours en retard (perception). C’est vraiment irrespectueux d’arriver tout le temps en retard (croyance)». En revanche, le deuxième va commander une boisson et va répondre à quelques SMS « Ce n’est pas grave (croyance), son train a peut-être eu un retard (perception)».

Comment savoir si une croyance est réelle ou pas?

Une même situation peut avoir autant de vérités que de spectateurs et un même spectateur peut percevoir la même situation de façon différente à un espacement de quelques unités temps (cela dépend de la vitesse des mises à jour du système propre à chaque personne).

Chaque croyance est bien réelle pour celui qui décide consciemment ou inconsciemment de l’installer dans son propre système. Ce qui fausse l’idée de l’unicité de la réalité.

Savez-vous que vous modifiez votre système de croyances au fur et à mesure des expériences tout au long de votre vie, par la façon dont vous percevez et interprétez ce qui se passe autour de vous? Et ceci, est à l’origine soit du changement d’une croyance (le plus rare parce que c’est le plus inconfortable), soit (dans la plupart des cas) du renforcement d’une croyance.

Comment peut-on savoir si notre interprétation d’une situation renforçant une croyance est-elle juste ?

En effet, notre cerveau utilise de façon automatique les filtres de nos croyances et de nos perceptions pour faire les meilleures interprétations à chaque instant. Notre algorithme interne fait de son maximum pour nous servir au mieux, à condition d’éviter la douleur. Il n’y a, donc, aucune notion de justice, ni de perfection.

Et pour notre cerveau, chaque changement est douloureux (physiquement, émotionnellement..). Vous pouvez juste penser à ce que vous vivez lors d’une reprise du sport après une longue durée sans beaucoup d’activités physiques, ou lors d’un changement d’une habitude alimentaire (manger moins de sucre, manger moins le soir…), ou lors d’un changement professionnel ou la perte d’un proche… Il est de même pour les croyances, à cause de la palette émotionnelle qui l’accompagne (anxiété, stress, insécurité, peur de l’inconnu…).

Reproduire les schémas habituels est souvent une conséquence d’une stratégie d’évitement inconscient de la douleur. Et ceci est souvent accompagné du renforcement de notre système de croyances actuel.

C’est à nous, donc, les humains, de faire l’effort de repérer ces automatismes, de les analyser pour en conclure les croyances qui les alimentent. Il est de notre responsabilité envers nous-mêmes de détecter les schémas qui ne nous honorent pas et qui ne sont pas au service de nos objectifs les plus importants. Ensuite, c’est à nous de décider en pleine conscience de les mettre à jour, avec bienveillance bien sûr, envers nous-même et envers tout ce qui nous entoure.

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Les croyances ressources et les croyances limitantes

Je vous invite à approfondir le sujet en lisant ces livres :

Biologie des Croyances
Croyances et thérapies : Démasquer ses croyances et s’en libérer
Croyance
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